FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X) Monseigneur Marcel Lefebvre Exposés

La FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X) est un groupe ‘traditionaliste’ de prêtres, fondé par le défunt archevêque Marcel Lefebvre.

Lefebvre, archevêque en France, résistait contre beaucoup de choses concernant la religion post-Vatican II ; les reconnaissant comme des déviations du catholicisme traditionnel. Il accusait la Nouvelle Messe d’être protestante et opposée à la Tradition. Il s’opposait également aux hérésies de l’ ‘oecuménisme’ et de la liberté religieuse, qui furent enseignées à Vatican II. Il avait créé des séminaires pour former des prêtres capables de célébrer exclusivement la Messe traditionnelle, et les ordonnait dans le Rite Traditionnel d’Ordination. Pour être en mesure de le faire, il dut garder son indépendance des antipapes de Vatican II, même s’il continuait à dire que ceux-ci étaient des papes légitimes qui occupaient effectivement la chaire de St Pierre. Il était également indépendant de la communion des ‘évêques’ qui s’étaient accordés avec la nouvelle religion.

 

Mgr Lefebvre était contre le Dogme du Salut

Mgr Marcel Lefebvre, Against the Heresies, pp. 217-218 : « Voilà donc ce qu’a dit et condamné Pie IX. Il est nécessaire de comprendre la formulation qui fut si souvent employée par les Pères de l'Église : ‘Hors de l'Eglise pas de salut’. Quand nous disons cela, il est cru à tort que nous pensons que tous les protestants, tous les musulmans, tous les bouddhistes, tous ceux qui n’appartiennent pas publiquement à l’Eglise catholique, vont en enfer. Maintenant, je le répète, il est possible pour quelqu'un d’être sauvé dans ces religions, mais ils sont sauvés par l'Eglise, et donc la formulation est vraie : Extra Ecclesiam Nulla Salus. Ceci doit être prêché. » [1]
Mgr Marcel Lefebvre, Lettre ouverte aux catholiques perplexes, p. 100 : « Cela veut-il dire qu'aucun protestant, aucun musulman, aucun bouddhiste, aucun animiste ne sera sauvé? Non, et c’est une deuxième erreur de le penser. Ceux qui crient à l'intolérance en entendant la formule de saint Cyprien Hors de l'Église point de salut rejettent le Credo: ‘Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés’ et sont insuffisamment instruits de ce qu’est le baptême. Il y a trois façons de le recevoir : le baptême de l’eau, le baptême du sang (c’est celui des martyrs ayant confessé leur foi alors qu’ils étaient encore catéchumènes) et le baptême de désir. Le baptême de désir peut être explicite. Bien des fois, en Afrique, nous entendions un de nos catéchumènes nous dire: ‘Mon Père, baptisez-moi tout de suite, car si je mourais avant votre prochain passage, j’irais en enfer.’ Nous lui répondions : ‘Non, si vous n'avez pas de péché mortel sur la conscience et si vous avez le désir du baptême, vous en avez déjà la grâce en vous’... » [2]

Ce qu’on voit ici de la part du fondateur de la FSSPX, c’est une hérésie flagrante. Il contredit directement le dogme solennellement défini qu'en dehors de l'Eglise catholique il n'y a pas de salut.

Certains adhérents de la FSSPX ont tenté de défendre ces propos hérétiques de l’archevêque Lefebvre en soulignant que, bien qu'il ait dit que les hommes peuvent être sauvés dans d'autres religions, il a toutefois souligné que c'est par l'Eglise catholique.

Cette réponse est une pathétique tentative de défendre l'indéfendable. En fait, ceux qui tentent de défendre Mgr Lefebvre de cette manière se moquent de Dieu. Je pourrais dire que tous les hommes vont au Paradis (le salut universel), mais que tous les hommes vont au Paradis ‘par l'Eglise catholique’. Est-ce que ça change l'hérésie ? Non, bien sûr que ça ne la change pas. Donc peu importe de savoir comment Mgr Lefebvre a tenté d'expliquer ou de justifier son hérésie ; il enseignait quand même que les âmes peuvent être sauvées dans des religions non-catholiques, ce qui est hérésie !

Le dogme de l'Eglise catholique ne se contente pas d’affirmer que ‘nul n'est sauvé sauf par l'Eglise catholique’ ; il affirme que personne n'est sauvé hors de l'Eglise catholique et que nul n'est sauvé sans la Foi catholique. Ceci signifie que personne ne peut être sauvé à l'intérieur de religions non-catholiques. Les défenseurs de la FSSPX doivent se mettre ça dans le crâne. Le dogme de l'Eglise catholique exclut l'idée que quelqu'un soit sauvé dans une autre religion.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio ; 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle. » [3]

Puisqu’il enseignait que les gens peuvent être sauvés dans une autre religion, l’accent mis par l’archevêque Lefebvre sur le fait que tout le monde est sauvé par l'Eglise catholique est hors-sujet. Les propos du pape Grégoire XVI dans Summo Iugiter studio, cités ci-dessus, pourraient avoir été prononcés spécifiquement pour Mgr Lefebvre et la FSSPX.

 


Notes :

[1] Archevêque Marcel Lefebvre, Against the Heresies, Angelus Press, 1997, pp. 217‐218.

[2] Archevêque Marcel Lefebvre, Lettre ouverte aux catholiques perplexes, Editions Albin Michel, Paris, 1985, p. 100.

[3] Claudia Carlen, The Papal Encyclicals, The Pierian Press, Raleigh , 1990, Vol. 1 (1740-1878), p. 229, n° 2.

 

L'esprit schismatique de la FSSPX

Officiellement la « Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X » a toujours reconnu Paul VI, Jean- Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI et Francisco I comme étant formellement Papes.

Or, tout Catholique, au risque de devenir schismatique, doit obéir au Pape comme s’il s’agissait de Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, le Pape étant son Vicaire sur la terre, lorsque celui-ci impose, en tant que Vicaire de Notre-Seigneur, des règles de discipline, des ordres, des interdits, etc., le Pape, tout comme l’Église elle-même dont il est la tête, ne pouvant imposer, en tant que Pape, une discipline mauvaise pour le salut des âmes ( Auctorem Fidei – voir plus bas).

Cela dit, celui que la dite " Fraternité " reconnaissait (Paul VI) officiellement pour être véritablement Pape, a interdit à Mgr LEFEBVRE d'ordonner des Prêtres le 29 juin 1976. Néanmoins, Mgr LEFEBVRE a procéder, le 29 juin 1976, à ces ordinations.

À la suite de quoi, il fut "suspens a divinis" par celui qu’il reconnaissait comme étant formellement Pape. Pour obéir à son "pape", il aurait donc dû arrêter toute ordination et ne procéder à aucune consécration épiscopale...

Après ses consécrations illicites (les hérétiques ordonnent illicitement), Mgr Lefebvre a mis en place une hiérarchie parallèle d'évêques à l'encontre de Jean-Paul II et ses évêques qu'il croyait être la hiérarchie légitime, ce qui est un crime de schisme en tout temps et tous lieux. Cet acte l'a complètement séparé, lui et sa FSSPX, de la discipline et du gouvernement de ce qu'il croyait être la hiérarchie catholique et pour avoir mis en place un autre gouvernement dirigé par ses évêques. Depuis la mort de Lefebvre, la FSSPX perpétue ce crime. Le Concile Vatican I de 1870 condamne infailliblement Mgr Lefebvre et sa FSSPX comme schismatiques :

Pape Pie IX, premier Concile du Vatican, Session 4, chapitre 3, la puissance et la primauté de la papauté, 1870 : " 2. C'est pourquoi nous enseignons et déclarons que, par ordonnance divine, l'Eglise romaine possède une prééminence du pouvoir ordinaire sur toutes les autres églises, et que ce pouvoir juridictionnel du pontife romain est à la fois épiscopal et immédiat. Le clergé et les fidèles, de quelque rite et dignité, à la fois individuellement et collectivement, sont tenus de se soumettre à ce pouvoir par le devoir de subordination hiérarchique et une vraie obéissance, et ce non seulement en matière concernant la foi et la morale, mais aussi dans celles qui concernent la discipline et le gouvernement de l'Eglise dans le monde ".

Ce n’est pas tout :

La même " Fraternité " reconnaissait officiellement Jean-Paul II pour être réellement Pape. Celui-ci, en tant que "pape" ainsi que le reconnaît la FSSPX , a interdit à Mgr Lefebvre de consacrer des évêques le 29 juin 1988.

Cependant, Mgr Lefebvre a procéder, le 29 juin 1988, à ces consécrations.

La " Fraternité " reconnaît tout aussi officiellement Benoît XVI pour véritable Pape.

Mgr Fellay déclarait le 31 juillet 2009 :

« [...] Ce qu’écrit le Pape est dans la ligne du discours habituel de Rome, depuis 76, ce n’est donc pas nouveau. Nous avons une position claire que nous défendons depuis longtemps et que nous maintenons, même si nous sommes en opposition avec cette loi , il y a des raisons sérieuses qui justifient le fait d’exercer légitimement ce ministère. Ce sont les circonstances dans lesquelles se trouve l’Église que nous appelons « état de nécessité ». Par exemple lorsqu’une grande catastrophe frappe un pays, la structure ordinaire est mise hors d’usage, le système se retrouve en crise, et alors tous ceux qui le peuvent apportent leur aide. Et donc ce n’est pas notre volonté personnelle, mais le besoin des fidèles qui nécessite l’aide de tous ceux qui peuvent aider. Et cet état de nécessité est suffisamment généralisé dans l’Église – il y a certainement quelques exceptions – pour pouvoir assurer, consciemment, l’exercice légitime de l’apostolat. [...] Je me permets de dire que je ne vois pas non plus d’union au Vatican. [...] Par exemple sur le Concile, nous pouvons dire que presque tout est à rejeter. [...] Le Concile est un mélange : il y a du bon et du mauvais. [...] »

Ces déclarations, tout comme les ordinations et consécrations épiscopales perpétrées par Mgr Lefebvre contre la volonté de ceux qu’il reconnaissait comme réellement Pape, sont contraires, au moins indirectement, à la Constitution Auctorem Fidei du Pape Pie VI qui condamna, parmi 85 propositions du synode diocésain de Pistoia (Toscane – infecté de " fébronianisme " : doctrine opposée aux prérogatives du Saint Siège) la 78ème proposition qui prétendait enseigner ceci :

« Propos. 78ème. - Le synode prescrit l’ordre des matières à traiter dans les conférences : il dit d’abord, que « dans chaque article, il faut distinguer ce qui se rapporte à la foi et à l’essence de la religion de ce qui est propre à la discipline » ; il ajoute que, « dans cette discipline même, il faut distinguer ce qui est nécessaire ou utile pour retenir les fidèles dans le bon esprit, de ce qui est inutile ou trop pesant pour la liberté des enfants de la nouvelle alliance, et encore plus de ce qui est dangereux et nuisible, comme conduisant à la superstition et au matérialisme » (ibid., § 4). Par la généralité des expressions, le synode comprend et soumet à l’examen, qu’il prescrit, même la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, dirigée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et trop onéreuse pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible et conduisant à la superstition et au matérialisme. Cette proposition est fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse, offensive des oreilles pies, injurieuse pour l’Église et pour l’Esprit de Dieu par qui elle est conduite, et erronée pour le moins. »

Remarque: cette proposition fut condamnée comme « fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse, offensante pour les oreilles pies, pour l’Église et pour l’Esprit de Dieu par qui elle est régie, injurieuse, au minimum erronée. »

Elle fut donc condamnée pour la raison suivante :

« Parce que, par la généralité de ses expressions, elle inclut et soumet à l’examen prescrit même la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline non seulement inutile et même plus onéreuse que ce que permet la liberté chrétienne, mais encore dangereuse , nuisible , conduisant à la superstition et au matérialisme. »

Étant ainsi contraires à la Constitution Auctorem Fidei , ces déclarations, ordinations et consécrations épiscopales, sont en elles-mêmes, ex se , schismatiques.

Le Pape Pie IX :

« Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres , ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique. » (Encyclique Quartus supra) « Et Nous ne pouvons passer sous silence l'audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : " Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l'objet regarde manifestement le bien général de l'Église, ses droits et sa discipline, on peut , du moment qu'ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l'assentiment et l'obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme. À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l'Église universelle, il n'est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. [...] Il s'agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d'accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique; il s'agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline: celui qui la nie est hérétique; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d'anathème.» (Encyclique Quanta Cura, 8 décembre 1864) « Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions. » (Constitution dogmatique Pastor Aeternus)

 

L’hérésie de la FSSPX

Officiellement la « Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X » a toujours reconnu Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI et Francisco I comme étant formellement Papes.

Or, un Pape, en tant que tel, ne peut pas enseigner officiellement d’erreur.

Par exemple, un vrai Pape ne peut pas promulguer officiellement, ni approuver tout aussi officiellement, et pour toute l’Église, en se référant explicitement à la Révélation divine comme s’y réfère la Déclaration sur la liberté religieuse, Dignitatis humanæ personnæ (quel blasphème !) une doctrine contraire à ce que la vertu théologale et surnaturelle de la Foi nous oblige à croire par des définitions précédentes comme celles de l’Encyclique Quanta cura et du recueil Le Syllabus.

Je répète : un vrai Pape ne peut pas promulguer officiellement et pour toute l’Église, en se référant explicitement à la Révélation divine, une doctrine contraire à ce que la vertu théologale et surnaturelle de la Foi nous oblige à croire par des définitions précédentes. En effet, s’il est malheureusement vrai qu’un Pape authentique puisse être un “ mauvais Pape”, un Pape scandaleux (comme le furent certains par le passé, notamment sous la Renaissance , par exemple le Pape BORGIA Alexandre VI en particulier) néanmoins, par l’infaillibilité du Magistère, même ordinaire, en vertu de la Divine Assistance promise par Notre-Seigneur aux successeur des Apôtres (« et ecce ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem sæculi » [Matt., XXVIII, 20]) le Saint-Esprit empêche absolument un vrai Pape de promulguer officiellement et pour toute l’Église des hérésies comme celles du " concil [iabul] e vaticandeux".

Qu’un vrai Pape ne puisse pas promulguer, dans de telles conditions, des hérésies, cela est de Foi divine et catholique :

a) De Foi divine , parce que cela fait explicitement (mais il en serait de même si ce n’était qu’implicitement) partie de la Révélation (cf. Matt., XXVIII, 20, cité ci-dessus, ou encore : « Qui vous écoute, M’écoute. ») ;

b) Et catholique parce que, pour le Magistère Universel, tant ordinaire que solennel, cela est infailliblement défini au saint Concile du Vatican ( Ier – 1870-1871) ; et, pour l’infaillibilité pontificale elle-même, cela est également définie infailliblement dans Pastor Æternus du même saint Concile du Vatican ( Ier – 1870-1871).

Session III, dans la Constitution dogmatique Dei Filius sur la Foi catholique, chapitre 3 De fide : « [...] on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. »

Or, ceci est indéniable, la « Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X » a toujours officiellement reconnu Paul VI qui a promulgué la " Déclaration " hérétique « Dignitatis humanæ personnæ », puis Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI qui l’approuvent et l’appliquent, comme étant formellement Papes, sous prétexte que des Papes peuvent, en tant que Papes, se tromper en enseignant officiellement l’Église comme c’est le cas avec le " concil [iabul] e vaticandeux" et ce qui lui fait suite depuis, ou qu’un Concile œcvménique (c’est-à-dire composé d’un Pape et des Évêques à lui unis – qui relève nécessairement de soi, ex se , du Magistère Universel toujours infaillible) puisse ne pas être infaillible !

Encore dernièrement, le vendredi 31 juillet, Mgr Fellay déclarait :

« [...] Je me permets de dire que je ne vois pas non plus d’union au Vatican. [...] Par exemple sur le Concile, nous pouvons dire que presque tout est à rejeter. [...] Le Concile est un mélange : il y a du bon et du mauvais. [...] »

Cette attitude, ces déclarations, de la « Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X », sont, par elles-mêmes, ex se, HÉRÉTIQUES !

Voir autre article: FSSPX (Fraternité Saint-Pie X) et Mgr Marcel Lefebvre Croyances, Pratiques et Hérésies Exposés

 

Les Hérésies de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

Objection - La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ( FSSPX ) a publié de nombreux livres et articles montrant que le baptême de désir est l'enseignement de l'Eglise catholique, tel que ‘Baptism of Desire’ de Père Jean-Marc Rulleau, et ‘Is Feeneyism Catholic ?’ de Père François Laisney.

Réponse - J'ai déjà montré que l'enseignement du pape St Léon le Grand,le Concile de Florence sur Jean 3:5, le Concile de Trente sur Jean 3:5 et le sacrement du Baptême ( en plus d’ autres choses) réfutent toute allégation selon laquelle le salut peut être atteint sans baptême d'eau. Mais je vais maintenant traiter les livres de la FSSPX à cet égard. La FSSPX, fondée par feu l’archevêque Marcel Lefebvre, a propagé publiquement l'hérésie allant contre la nécessité de l'Eglise catholique pour le salut, et a attaqué avec ténacité hérétique les catholiques défendant l'enseignement infaillible de l’Église sur la nécessité du baptême. Les arguments que la FSSPX met en avant sont réfutés dans ce livre. Mais pour bien exposer l'hérésie – et la malhonnêteté choquante - facilement détectée dans leurs œuvres, j’examinerai en détail quelques-uns des leurs livres.

Je vais donner un bref aperçu des hérésies présentes dans les écrits de l'archevêque Lefebvre, suivie d'un exposé plus approfondi des travaux récents de la FSSPX.

 

Against the Heresies, par l’archevêque Marcel Lefebvre

  1. Page 216 : « Évidemment, certaines distinctions doivent être faites. Des âmes peuvent être sauvées dans une religion autre que la religion catholique (protestantisme, islam, bouddhisme, etc), mais pas par cette religion. Il peut y avoir des âmes qui, ne connaissant pas Notre Seigneur, ont par la grâce du bon Dieu, de bonnes dispositions intérieures, qui se soumettent à Dieu ... Mais certaines de ces personnes font un acte d'amour qui est implicitement équivalent au baptême de désir. C'est uniquement par ces moyens qu'ils sont capables d'être sauvés. » [1]

  2. Page 217 : « On ne peut pas dire, alors, que personne n'est sauvé dans ces religions ... » [2]

  3. Pages 217-218 : « Voilà donc ce qu’a dit et condamné Pie IX. Il est nécessaire de comprendre la formulation qui fut si souvent employée par les Pères de l'Église : ‘Hors de l'Église pas de salut’. Quand nous disons cela, il est cru à tort que nous pensons que tous les protestants, tous les musulmans, tous les bouddhistes, tous ceux qui n’appartiennent pas publiquement à l’ Eglise catholique, vont en enfer. Maintenant, je le répète, il est possible pour quelqu'un d’être sauvé dans ces religions, mais ils sont sauvés par l'Eglise, et donc la formulation est vraie : Extra Ecclesiam Nulla Salus. Ceci doit être prêché. » [3]

Ce qu’on voit ici de la part du fondateur de la FSSPX, c’est une hérésie flagrante. Il contredit directement le dogme solennellement défini qu'en dehors de l'Eglise catholique il n'y a pas de salut. Certains adhérents de la FSSPX ont tenté de défendre ces propos hérétiques de l’archevêque Lefebvre en soulignant que, bien qu'il ait dit que les hommes peuvent être sauvés dans d'autres religions, il a toutefois souligné que c'est par l'Église catholique.

Cette réponse est une pathétique tentative de défendre l'indéfendable. En fait, ceux qui tentent de défendre Lefebvre de cette manière se moquent de Dieu. Je pourrais dire que tous les hommes vont au paradis ( le salut universel ), mais que tous les hommes vont au paradis ‘par l'Eglise catholique’. Est-ce-que ça change l'hérésie ? Non, bien sûr que ça la change pas. Donc peu importe de savoir comment Lefebvre a tenté d'expliquer ou de justifier son hérésie ; il enseignait quand même que les âmes peuvent être sauvées dans des religions non-catholiques, ce qui est hérésie !

Le dogme de l'Eglise catholique ne se contente pas d’affirmer que ‘nul n'est sauvé sauf par l'Église catholique’ ; il affirme que personne n'est sauvé en dehors de l'Église catholique et que nul n'est sauvé sans la Foi catholique. Ça signifie que personne ne peut être sauvé à l'intérieur de religions non-catholiques. Les défenseurs de la FSSPX doivent se mettre ça dans le crâne. Le dogme de l'Eglise catholique exclut l'idée que quelqu'un soit sauvé dans une autre religion.

Pape Grégoire 16, Summo Iugiter Studio; 27 mai 1832 : « Finalement, certains parmi ces égarés, tentent de se persuader à eux-mêmes et à d'autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent obtenir la vie éternelle. » [4]

Puisqu’ il enseignait que les gens peuvent être sauvés dans une autre religion, l’accent mis par l’archevêque Lefebvre sur le fait que tout le monde est sauvé par l'Eglise catholique, c’est hors-sujet. Les propos du pape Grégoire 16 dans Summo Iugiter studio, cité ci-dessus, pourraient avoir été prononcés spécifiquement pour l’évêque Lefebvre et la FSSPX.

Archevêque Lefebvre, Sermon lors de la première messe d'un prêtre nouvellement ordonné ( Genève ; 1976 ): « Nous sommes catholiques ; nous affirmons notre foi en la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; nous affirmons notre foi en la divinité de la Sainte Église Catholique ; nous pensons que Jésus-Christ est la seule voie, la seule vérité, l’unique vie, et qu’on ne peut pas être sauvé en dehors de Notre-Seigneur Jésus-Christ et par conséquent en dehors de son Epouse Mystique, la Sainte Eglise Catholique. Nul doute que les grâces de Dieu soient distribuées en dehors de l’Église catholique, mais ceux qui sont sauvés, même en dehors de l'Église catholique, sont sauvés par l'Eglise catholique, par Notre-Seigneur Jésus-Christ, même s’ils ne le savent pas, même s’ils n’en sont pas au courant ... » [5]

Ici, Lefebvre nie mot pour mot le dogme.

Evêque Lefebvre, Discours prononcé à Rennes, France : « Si les hommes sont sauvés dans le protestantisme, le bouddhisme ou l'islam, ils sont sauvés par l'Eglise catholique, par la grâce de Notre Seigneur, par les prières de ceux dans l'Eglise, par le sang de Notre-Seigneur, en tant qu’ individus, peut-être à travers la pratique de leur religion, peut-être de ce qu'ils comprennent dans leur religion, mais pas par leur religion ... » [6]

Notez à nouveau, qu’en fait, l’évêque Lefebvre a déclaré que des hommes peuvent être sauvés par la pratique ( le culte ) de fausses religions.

Pape Pie 9, Qui Pluribus ; 9 novembre 1846: « C'est encore au même but que tend cet horrible système de l'indifférence en matière de religion, système qui répugne le plus à la seule lumière naturelle de la raison. C'est par ce système, en effet, que ces subtils artisans de mensonge, cherchent à enlever toute distinction entre le vice et la vertu, entre la vérité et l'erreur, entre l'honneur et la turpitude, et prétendent que les hommes de tout culte et de toute religion peuvent arriver au salut éternel : comme si jamais il pouvait y avoir accord entre la justice et l'iniquité, entre la lumière et les ténèbres, entre Jésus Christ et Bélial. » [7]

 

Lettre ouverte aux catholiques perplexes, par l’archevêque Marcel Lefebvre

Pages 100: « Cela veut-il dire qu'aucun protestant, aucun musulman, aucun bouddhiste, aucun animiste ne sera sauvé? Non, et c’est une deuxième erreur de le penser. Ceux qui crient à l'intolérance en entendant la formule de saint Cyprien ‘Hors de l'Église point de salut’ rejettent le Credo : ‘Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés’ et sont insuffisamment instruits de ce qu’est le baptême. Il y a trois façons de le recevoir : le baptême de l’eau, le baptême du sang ( c’est celui des martyrs ayant confessé leur foi alors qu’ils étaient encore catéchumènes ) et le baptême de désir. Le baptême de désir peut être explicite. Bien des fois, en Afrique, nous entendions un de nos catéchumènes nous dire: ‘Mon Père, baptisez-moi tout de suite, car si je mourais avant votre prochain passage, j’irais en enfer.’ Nous lui répondions : ‘Non, si vous n'avez pas de péché mortel sur la conscience et si vous avez le désir du baptême, vous en avez déjà la grâce en vous.’ ... » [8]

Là on trouve plus d'hérésies de l’évêque Lefebvre contre le dogme ‘Hors de l'Eglise catholique Pas de Salut’.

 

Time Bombs of the second Vatican Council,
par le père Schmidberger de la FSSPX

Père Schmidberger, Time Bombs of the second Vatican Council ; 2005, p. 10 : « Mesdames et messieurs, il est clair que les fidèles d'autres religions peuvent être sauvés sous certaines conditions, c'est-à-dire, s’ils sont dans une erreur invincible. » [9]

Le père Schmidberger dit que c’est «clair» que les fidèles de religions non-catholiques peuvent être sauvés ! Non, ce qui est clair, c'est à quel point la déclaration ci-dessus nie directement le dogme catholique ! Encore une hérésie flagrante enseignée dans un pamphlet largement diffusé par la FSSPX.

 

L’évêque Fellay affirme que les hindouïstes peuvent être sauvés

Evêque Bernard Fellay, Supérieur Général de la FSSPX, conférence à Denver, Co [ USA ] ; 18 février 2006 : « Nous savons qu'il y a deux autres baptêmes, celui du désir et celui du sang. Ceux-ci produisent un lien invisible mais réel avec le Christ, mais ne produisent pas tous les effets qui sont reçus dans le baptême de l’eau ... Et l'Eglise a toujours enseigné que vous avez des gens qui seront au Paradis, qui sont en état de grâce, qui ont été sauvés sans connaître l’ Eglise catholique. Ça nous le savons. Mais comment est-ce possible si vous ne pouvez pas être sauvé hors de l'Eglise ? Il est absolument vrai qu’ ils seront sauvés à travers l'Eglise catholique, car ils seront unis au Christ, au Corps mystique du Christ, qui est l'Église catholique. Toutefois, ceci restera invisible, parce que ce lien visible leur est impossible. Considérez un hindou au Tibet qui n'a aucune connaissance de l'Eglise catholique. Il vit en accord avec sa conscience et les lois que Dieu a placé dans son cœur. Il peut être en état de grâce, et s'il meurt dans cet état de grâce, il ira au Paradis. » [10]

Une hérésie flagrante de plus… Au fait, les hindouïstes adorent de nombreux faux dieux ; ils sont non seulement sans la Foi catholique nécessaire au salut, mais sont aussi des idolâtres.

 

Baptism of Desire, par Père Jean-Marc Rulleau ( FSSPX )

La Fraternité Sacerdotale Saint Pie 10 ( FSSPX – Lefebvristes ) a publié divers livres attaquant l'enseignement de l'Eglise sur le baptême. Ils passent leur temps à essayer de trouver des façons pour que les gens soient sauvés sans le baptême - mais c’est vain. Baptism of Desire du père Jean-Marc Rulleau a été publié par la FSSPX en 1999. J'examinerai ce livre en détail ; en divisant leur analyse par des rubriques distinctes d'omissions, de mensonges, de contradictions et d’hérésies. Ça permettra au lecteur d'identifier la malhonnêteté et la non orthodoxie de ces auteurs et du groupe qu'ils représentent.

Je vais commencer par le livre Baptism of Desire de Père Rulleau.

OMISSIONS:

  • Le livre Baptism of Desire de Père Jean-Marc Rulleau se prétend comme un examen de l'enseignement de l'Eglise sur ce qui est nécessaire au salut : la nécessité du baptême, la nécessité de la foi en Jésus-Christ, etc. Pourtant, et c’est étonnant, dans l'ensemble du livre, l'auteur ne cite pas une ( je le répète : pas une seule fois ) des déclarations papales ex-cathedra ( infaillibles ) sur ‘Hors de l'Église pas de salut’ ! Je suppose qu'il les considérait comme non-pertinentes…? Il a dû ressentir qu'elles n’étaient pas pertinentes parce que c’est probable qu’il ne croit pas en elles.

  • Bien qu’il ait inclut un chapitre entier sur la nécessité de la foi explicite contre la foi implicite en Jésus Christ ( p. 53-62), le Père Rulleau échoue de citer, dans tout le livre, le symbole d'Athanase, le symbole dogmatique de la foi qui a défini que la foi en Jésus-Christ et en la Trinité est nécessaire pour tous ceux qui veulent être sauvés. S'il avait simplement cité ce credo, le Père Rulleau aurait pu résoudre l’ensemble de la question pour laquelle il écoule des pages d’examen. Malheureusement, il ne cite pas le credo, probablement parce qu'il n’y croit pas.

  • Les canons 2 et 5 des Canons sur le Sacrement du Baptême du Concile de Trente, ne sont cités nulle part dans le livre. C’est intéressant, car on pourrait penser que ce que le Concile de Trente a défini sur la nécessité du baptême pourrait se trouver dans un livre sur la nécessité du baptême

HÉRÉSIES:

Tout en échouant de citer les principaux dogmes, le Père Rulleau a cru qu’il était important de mentionner que :

  • La foi justifiante peut survenir auprès des éléments chrétiens présents dans des fausses religions (p. 61) - hérésie

  • il est difficile de dire si la croyance en Dieu qui récompense est tout ce qui est nécessaire pour être sauvé (p.63) - hérésie.

  • il ne peut être acquis que la foi justifiante se produit normalement dans toutes les traditions religieuses (p. 63), ce qui implique qu’elle peut avoir lieu dans toutes les traditions religieuses, mais pas normalement - hérésie.

  • Le Baptême du Désir peut avoir lieu au sein du paganisme (p. 64) - hérésie.

MENSONGES:

  • Père Rulleau, Baptism of Desire , p. 63 : « Ce baptême de désir compense le manque du baptême sacramentel ... L'existence de ce mode de salut est une vérité enseignée par le Magistère de l'Eglise et qui fut tenue dès les premiers siècles par tous les Pères. Aucun théologien catholique ne l'a contesté. » [11]

    C’est un mensonge absolu ! L'Église primitive entière rejetait l'idée qu'un catéchumène non-baptisé puisse être sauvé par son désir pour le baptême, y compris les 1 ou 2 pères qui semblaient se contredire sur le sujet. C'est pourquoi, tout au long de l’Église primitive, la prière, le sacrifice et la sépulture chrétienne n’étaient pas autorisés pour les catéchumènes morts sans baptême. Affirmer, face à ces faits, qu ' ‘aucun théologien ne l’a contesté’, c’est scandaleux.

  • À la page 39, le Père Rulleau cite mal ( de façon inexacte ) le passage crucial du quatrième chapitre du Décret sur la justification du Concile des Trente : « Après la promulgation de l'Evangile, ce transfert ne peut se faire sauf à travers le bain de la régénération ou le désir de celui-ci... » [12] Le passage original en latin de ce passage de Trente ne se traduit pas ‘sauf à travers le bain de la régénération ou le désir de celui-ci...’ Il se traduit par : ‘...sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci...’

    L’insertion de ‘sauf à travers ‘ au lieu de ‘sans’ change tout le sens du passage en faveur du baptême de désir ( comme montré dans le chapitre sur Sess. 6, chap. 4 du Concile de Trente ). Le faire délibérément est un péché mortel. Le père Rulleau a peut-être fait une erreur innocente (en citant cette traduction horriblement trompeuse du Denzinger ), mais le fait est que la Fraternité Saint Pie X, dans son ensemble, continue sans cesse d’utiliser cette traduction horriblement trompeuse pour tromper leurs lecteurs, même après en avoir été avertie. Le père Peter Scott, ancien Supérieur du District de la FSSPX aux Etats-Unis, dans un récent article de Regina Coeli Report, a de nouveau mal cité ce passage, de la même manière, pour favoriser le baptême de désir. Ce type de fausses déclarations obstinées de l'enseignement de l'Église est mortellement pécheur.

CONTRADICTIONS:

Le traitement de St Thomas d'Aquin par le Père Rulleau, c’est là où ressort clairement sa malhonnêteté.

  • À la page 11, le Père Rulleau fait cette déclaration absurde: «Tout simplement, refuser Saint Thomas d'Aquin c’est refuser le Magistère de l'Eglise. » [13]

    Saint Thomas est l'un des plus grands docteurs de l'histoire de l'Eglise et l'un des hommes les plus brillants qui ait jamais vécu ; mais c’est bien connu qu'il errait sur un certain nombre de points. St Thomas ne croyait pas que Marie avait été conçue immaculée(voir Somme Théologique, pt. III, q. 14, art. 3, Réponse à Obj. 1 ). Selon l'affirmation absolument ridicule du Père Rulleau, croire au dogme de l'Immaculée Conception c’est refuser le Magistère, parce que St Thomas n’y croyait pas ! Une telle position est équivalente à l'hérésie. Pourquoi le père Rulleau affirme-t’il de telles absurdités ? Eh bien, tout simplement parce que St Thomas croyait au baptême de désir, et le Père Rulleau veut donc prouver que ce seul fait oblige les catholiques à s’y soumettre. Mais notez ça : lorsqu'on lui présente une doctrine de St Thomas qu’il n’est pas prêt d’accepter, le père Rulleau abandonne rapidement son ridicule principe du ‘refuser Saint Thomas d'Aquin c’est refuser le Magistère de l'Eglise’.

  • Père Rulleau, Baptism of Desire, p. 56-57: « De part cette enquête, il apparaît que Saint Thomas opte pour la nécessité d'un acte de foi explicite dans l'Incarnation et la Trinité, et, plus généralement, dans les mystères de la foi. A la question de savoir comment un homme peut être sauvé s'il n'a pas été évangélisé par des missionnaires, il répond que Dieu veillera à donner une inspiration intérieure ou à envoyer un missionnaire. Comment cette doctrine de St Thomas devrait-elle être interprétée ? Quel poids devrait-on lui donner. Les théologiens n'ont pas été unanimes. » [14]

    Dans ce paragraphe, le Père Rulleau analyse l'enseignement clair de St Thomas que personne ne peut être sauvé sans la foi explicite en Jésus-Christ et la Trinité - en d'autres termes, aucun salut pour l’ignorant invincible et aucun salut pour ceux de religions non-catholiques.

St Thomas, Somme Théologique : « Depuis la loi de grâce les grands comme les petits sont tenus de croire explicitement les mystères du Christ, surtout par rapport aux choses qui sont dans toute l’Eglise l’objet de solennités publiques et qui sont proposées à la croyance de chacun , comme les articles de l’Incarnation dont nous avons parlé. » [15]

St Thomas, Somme Théologique : « Mais sous la loi de grâce tous les hommes sont tenus de croire explicitement le mystère de la Trinité. » [16]

En ce qui concerne l'objection à propos de celui qui n’a jamais entendu parler du Christ, voilà ce que répond St Thomas :

St Thomas d'Aquin, Sentence, II, 28, question 1, article 4, ad 4: « Si quelqu’un, né parmi les nations barbares, fait ce qu'il peut, Dieu Lui-même lui montrera ce qui est nécessaire pour son salut, soit par l'inspiration, soit en lui envoyant un prédicateur. » [17]

St Thomas d'Aquin, Sentence , III, 25, question 2, article 2, solution 2: « Si quelqu’un n’a personne pour l'instruire, Dieu lui montrera, à moins que ce quelqu’un ne se rende coupable en restant dans sa présente situation. » [18]

St Thomas d'Aquin, De veritate, Question 14, article 11, ad 1, sur la question ‘est-il nécessaire de croire explicitement ?’ : « [ Objection : ] L’on ne doit pas affirmer une chose, s’il s’ensuit une incohérence…. En effet, il est possible qu’un homme soit élevé dans la forêt, ou même parmi les loups ; et un tel homme ne peut rien connaître de la foi explicitement. [ Réponse de St Thomas : ] il revient à la divine providence de procurer à tout homme les choses nécessaires au salut, pourvu qu’il n’y ait pas d’empêchement du côté de cet homme. Car si quelqu’un, élevé de la sorte, suivait la conduite de la raison naturelle dans l’appétit du bien et la fuite du mal, il faut tenir pour très certain que Dieu ou bien lui révélerait par une inspiration intérieure les choses qui sont nécessaires pour croire, ou bien lui enverrait quelque prédicateur de la foi... » [19]

St Thomas a réfuté l’hérésie que l’‘ignorance invincible’ sauve - et ce à plusieurs reprises et sans ambiguïté. Il a affirmé que la foi explicite dans les mystères de la Trinité et de l’Incarnation est absolument nécessaire. Si le Père Rulleau est honnête, il ne devrait pas refuser cette position de St Thomas, ce qui serait selon ses propres mots ‘refuser le Magistère de l'Église’. Mais non…le père Rulleau démontre sa remarquable malhonnêteté en disant :

« Comment cette doctrine de St Thomas devrait-elle être interprétée ? Quel poids devrait-on lui donner. Les théologiens n'ont pas été unanimes. » [20]

Voilà tout ce qui reste de ‘refuser saint Thomas d'Aquin c’est refuser le Magistère de l'Église’ ! Le père Rulleau abandonne rapidement cette position quand on lui présente une doctrine de St Thomas que lui et ses cohortes hérétiques n’approuvent pas. La FSSPX rejette les nécessités de foi explicite en la Trinité et l'Incarnation, comme le prouvent les citations de Lefebvre - donc, par un acte de stupéfiante hypocrisie, ils abandonnent St Thomas quand il enseigne ça, et obligent les autres à l'opinion de St Thomas quand celui-ci enseigne le baptême de désir !

 


Notes :

[1] Archevêque Marcel Lefebvre, Against the Heresies, p. 216.

[2] Archevêque Marcel Lefebvre, Against the Heresies, p. 217.

[3] Archevêque Marcel Lefebvre, Against the Heresies, p. 217‐218.

[4] The Papal Encyclicals, par Claudia Carlen, Raleigh : The Pierian Press, 1990,Vol. 1 (1740‐1878), p. 229.

[5] Frère Robert Mary, Father Feeney and The Truth About Salvation, p. 213‐214.

[6] Cité dans Frère Robert Mary, Fr. Feeney and the Truth About Salvation, p. 213.

[7] The Papal Encyclicals, par Claudia Carlen, Raleigh : The Pierian Press, 1990, Vol. 1 (1740‐1878), p. 280.

[8] Archevêque Marcel Lefebvre, Lettre ouverte aux catholiques perplexes, Editions Albin Michel, Paris ; 1985, page 100.

[9] Père Franz Schmidberger, Time Bombs of the Second Vatican Council, Angelus Press, 2005, p. 10.

[10] The Angelus, “A Talk Heard Round the World,” April, 2006, p. 5.

[11] Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, p. 63.

[12] Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, p. 39.

[13] Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, p. 11.

[14] Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, p. 56‐57.

[15] Saint Thomas d’Aquin , Somme Théologique , Partie II-II, Question 2, article 7 ; Abbé Drioux, Librairie ecclesiastique et classique d’Eugène Belin, Tome 7 ; 1862 , Paris ; page 75.

[16] Saint Thomas d’Aquin , Somme Théologique , Partie II-II, question 2, article 8 ; Abbé Drioux, Librairie ecclesiastique et classique d’Eugène Belin, Tome 7 ; 1862 , Paris ; page 79.

[17] Cité par Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, Kansas City, MO: Angelus Press, 1999 , p. 55.

[18] Cité par Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, Kansas City, MO: Angelus Press, 1999, p. 55.

[19] St Thomas d’Aquin, De veritate, Question 14, article 11: http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/questionsdisputees/questionsdisputeessurlaverite.htm#_Toc333932718

[20] Père Jean-Marc Rulleau, Baptism of Desire, p. 56‐57.


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